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Après dix-huit années consacrées à la médiation culturelle au Fonds régional d’art contemporain de Normandie (FRAC), Amandine Derout succède à Anne Jaillette à la tête de la Maison des Arts d’Évreux.
Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?
J’ai étudié à l’École des Beaux-Arts de Rouen. Très tôt, au cours de mon cursus, j’ai compris que je ne ferais probablement pas carrière en tant qu’artiste. En revanche, j’ai toujours été très sensible à la relation entre les artistes et le public, à la façon dont une œuvre peut être partagée, expliquée et vécue. En 2007, j’ai rejoint le Frac Normandie où je suis devenue responsable du secteur jeune public, des familles et de l’accueil des personnes en situation de handicap. Cette expérience m’a permis de développer de nombreux projets autour de la médiation culturelle et de l’accessibilité.
Qu’est-ce qui vous motive dans votre métier ?
Ce qui m’anime avant tout, c’est la transmission. J’aime créer des passerelles entre les artistes et les publics, favoriser les rencontres, les échanges et le partage. Mon objectif est de donner envie à tous les publics de fréquenter les lieux artistiques, quels que soient leurs âges, leurs parcours ou leurs connaissances de l’art.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre la Maison des Arts d’Évreux ?
Je connaissais déjà la Maison des Arts. J’y étais venue il y a trois ans dans le cadre d’une résidence artistique. Cette expérience m’avait permis de découvrir le lieu, son équipe et son projet. C’est aussi ce qui m’a donné la confiance nécessaire pour franchir le pas lorsque le poste s’est présenté. La Maison des Arts correspond parfaitement à mon profil. J’apprécie particulièrement le travail autour des pratiques amateurs, les classes préparatoires aux grandes écoles d’art, les expositions en galerie ainsi que les actions de médiation. J’ai aussi été séduite par la possibilité de co-construire, avec les enseignants et les artistes, un lieu de partage, de recherche et d’expérimentation artistique.
Quelles seront vos priorités pour les années à venir ?
Ouvrir encore davantage la Maison des Arts à tous les publics, afin que chacun puisse s’y retrouver et s’y sentir bienvenu. Nous poursuivrons bien sûr l’ensemble des actions déjà menées, tout en renforçant la médiation auprès des scolaires et des seniors. Je suis convaincue que le bouche-à-oreille reste la meilleure forme de communication. Les enfants qui fréquentent la Maison des Arts peuvent, par exemple, donner à leurs parents l’envie de venir découvrir les expositions ou les ateliers. Il est donc essentiel de créer un lieu accueillant, chaleureux et accessible. Avec l’équipe, nous souhaitons également développer des actions hors les murs et proposer davantage d’ateliers dans les quartiers. L’objectif est d’aller à la rencontre des habitants, là où ils vivent.
Souhaitez-vous renforcer les partenariats avec les acteurs locaux ?
Oui, absolument. La Maison des Arts a vocation à travailler en lien étroit avec les autres équipements culturels de la ville. Les possibilités de coopération sont nombreuses et permettent de toucher des publics variés. Nous pouvons nous ouvrir à tous les niveaux et construire ensemble des projets enrichissants pour le territoire. Par ailleurs, il existe une véritable volonté de la Ville de développer les actions de médiation culturelle mais aussi de renforcer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Ce sont des enjeux auxquels je suis particulièrement attentive compte tenu de mon parcours.
Quels seront les temps forts de la programmation à venir ?
Avant tout, nous avons plusieurs rendez-vous importants qui rythmeront la saison : l’exposition des ateliers d’élèves, puis, au mois d’octobre, l’exposition de l’artiste Romain Niceron. Nous accueillerons également le Salon des Arts, un événement qui met à l’honneur la pratique amateur, fortement soutenue par la Maison des Arts. Et puis, 2027 sera une année particulière avec les célébrations du millénaire de Guillaume le Conquérant. La Maison des Arts participera à cette dynamique en devenant un lieu de restitution des différentes actions artistiques menées en Normandie dans le cadre de cet anniversaire. Ce sera un projet fédérateur qui permettra de mettre en lumière la richesse de la création contemporaine et des initiatives menées sur l’ensemble du territoire.
Quel message souhaitez-vous adresser aux Ébroïciens ?
J’aimerais leur dire que la Maison des Arts est avant tout un lieu de découverte, de curiosité et de rencontre. Que l’on soit amateur d’art, pratiquant confirmé ou simple curieux, chacun peut y trouver sa place. Avec toute l’équipe, nous avons à cœur d’en faire une maison accueillante, ouverte et accessible à tous, où l’on vient pour apprendre, expérimenter, échanger et partager autour de la création artistique.