Tribunes libres

Dernière mise à jour le 29 Septembre 2017

Octobre 2017


Évreux Bleu Marine

Septembre, la communication à outrance.

Dès le début du mois la machine à communication du Maire d’Évreux a tourné à plein régime.

Le transfert du joueur de football Dembélé vers Barcelone nous a permis de vivre un grand moment de langue de bois politique. Le Maire voudrait bien connaître le montant de cette cession afin d’ajuster et même supprimer les subventions de l’EFC27. Sauf que les associations sportives qui sollicitent des subventions doivent fournir leurs comptes à la collectivité qui verse les subventions et indiquer les recettes.

Donc soit le Maire n’est pas au courant de ce détail et c’est assez inquiétant pour l’ensemble des subventions que verse la ville, soit il pense que les contribuables électeurs ignorent cette règle qui va lui permettre de réduire son budget subvention pour équilibrer un budget municipal bien mal en point.

C’est une habitude de la majorité municipale de lancer des chiffres non vérifiables concernant les réductions des aides aux associations comme pour le Mega Pobec ou l’Abordage.

De même sur les usines de Navarre, nous ne pouvons pas cautionner l’utilisation d’un Conseil Municipal extraordinaire en support de la communication médiatique du Maire. Le dossier d’achat du site présenté par la municipalité est bloqué par le syndic car l’offre financière proposée par le Maire n’est pas suffisante et ne permet pas d’assurer un traitement équitable des créanciers lésés par cette faillite.

Nous n’avons aucun élément de chiffrage sur le coût de la dépollution et de la destruction des bâtiments et nous ne savons pas quel projet le Maire veut réaliser sur le site car ses avis changent en fonction des saisons.

Laissons l’autorité judiciaire travailler sereinement avant d’entraîner la ville dans ce désastre économique.


Timour Veyri, pour La Gauche Rassemblée

Pas de privatisation du service public de l’eau !

Il court une rumeur sur l’éventuelle privatisation de la facturation de l'eau dans l’agglomération. Si elle se confirme et que l’on confie ce service à un prestataire privé, nous craignons que ce ne soit un premier pas vers la privatisation de l’eau à laquelle nous sommes fermement opposés.

Partout où cela s’est fait, le prix pour l’usager a augmenté et, parfois même, il a explosé ( jusqu’à 300%) ! Sur la facturation, nous sommes, comme tous les habitants, excédés par ces rattrapages incessants qui conduisent à des montants à payer parfois imprévisibles et insupportables. Certaines familles s’en sont retrouvées en difficulté. La privatisation est-elle une solution ? Nous en doutons. Et nous doutons d’ailleurs qu’elle puisse être source d’économie pour les usagers. Le prestataire devra bien rentrer dans ses frais d’une manière ou d’une autre. Nous préférons que la collectivité prenne ses responsabilités et travaille à améliorer l’efficacité du service public dont elle a la charge.

S’agissant de l’eau qui est vitale, et donc essentielle, l’intérêt général doit, plus encore qu’ailleurs, primer sur l’intérêt privé d’un prestataire. C’est vrai pour l’ensemble du processus qui conduit à ce que nous disposions d’une eau de qualité en suffisance. C’est vrai aussi pour la facturation et les mesures qui pourraient être prises pour le recouvrement avec leur cortège de mises en demeure d’huissiers et de coupures de compteur.

Pour répondre à des besoins vitaux comme l’eau, la privatisation n'est jamais la solution.