La mémoire de la Ville

Dernière mise à jour le 03 Décembre 2012

De la mémoire à l'histoire.

            Le 6 août 1688 est dressé le premier «Inventaire des meubles, armes appartenant à l’hôtel de ville d’Évreux et des titres concernant les rentes et biens dudit hôtel de ville ». Il expose en seize pages l’ensemble des titres conservés à l’hôtel de ville. Chaque document est localisé, meuble par meuble, numéroté, décrit précisément et daté.
 
En 1790, l’«Inventaire sommaire des titres et papiers de la Maison commune d’Évreux » présente un premier système de cotation, répartissant les archives en séries, identifiées par des lettres allant de A à F, et en liasses numérotées.

Lorsque la Municipalité s’installe en 1837 dans l’ancien château des Comtes d’Evreux, les archives sont installées dans deux salles parallèles au cabinet du Maire et au secrétariat général. Le premier règlement national des archives communales paraît en 1841. En conséquence, les archives modernes sont classées et un inventaire rédigé en 1851. Raymond Bordeaux, avocat à Evreux, entreprend le classement des séries anciennes, repris par Alphonse Chassant, bibliothécaire puis archiviste de la Ville de 1872 à sa mort en 1907.
 
Entre-temps, les archives ont été déménagées sous les combles de l’hôtel de ville. En 1895, elles sont installées dans le nouvel hôtel de ville, au rez-de-chaussée, sous la bibliothèque. Lorsque la Ville a besoin de la salle en 1941 pour distribuer les cartes d’alimentation, les archives sont déménagées au sous-sol de la bibliothèque, le Pavillon Fleuri, située rue de l’Horloge. Les inventaires sont mis à jour en 1942, puis à nouveau en 1962.
 
En 1985, la Municipalité décide de créer un service d’archives. Un conservateur, archiviste-paléographe, est recruté afin de rassembler l’ensemble des archives, se trouvant des les sous-sols de la bibliothèque, dans les combles de l’hôtel de ville où des dépôts ont lieu depuis quarante ans et dans deux magasins de la Maison des arts, et d’en rédiger l’inventaire. Deux ans plus tard, après la réalisation de travaux d’aménagement, le service ouvre ses portes aux services municipaux et au public, square Georges Brassens.

 

La conservation

Aujourd’hui, les Archives conservent 2500 mètres de documents, répartis sur trois sites (Square Georges-Brassens, Faubourg Saint-Léger, Saint-Michel). Les documents sont stockés dans des boites, dans des conditions précises de température et d’hygrométrie : 18°C pour 55% d’humidité. Toutes les boites qui arrivent aux archives ne sont pas conservées. Sur 100, 30 deviendront des archives perpétuelles, tandis que 70 seront détruites selon un protocole particulier, nécessitant l’autorisation du maire et de l’Etat, représenté par le Directeur des Archives départementales. Les documents seront ainsi broyés et recyclés. Les documents conservés sont classés en séries thématiques et chronologiques.