La cathédrale Notre Dame
Consacrée à la Vierge depuis 1076, plus vaste église du département, la cathédrale offre une vision des grands styles architecturaux entre l’époque romane et la Renaissance. Elle possède de magnifiques vitraux, réalisés entre le XIIIe et le XVIe siècles. On peut aussi admirer les grilles du chœur, œuvres du maître serrurier Jacques de la Haye, la chaire du XVIIe siècle, provenant de l’abbaye du Bec-Hellouin et un Trésor. Fortement endommagée en 1940, la cathédrale vit l’achèvement de sa restauration en 1973, par la pose d’un coq doré à la pointe de la nouvelle flèche
Le musée d’Evreux – ancien Evêché

Souvent modifié au cours des siècles et prenant appui sur la muraille d’enceinte de la ville, le palais épiscopal fut construit en 1499, sur commande de l’évêque d’Evreux Raoul du Fou. Cédé à la Ville d’Evreux par le Conseil général de l’Eure en 1955, il abrite aujourd’hui les collections du musée municipal et propose au sous-sol une salle archéologique.
L'église Saint-Taurin

Autrefois comprise dans l’abbaye fondée au Xe siècle en hommage au premier évêque et évangélisateur d’Evreux, l’église, plusieurs fois remaniée, présente un panel de tous les styles architecturaux : roman, gothique et baroque. Les vitraux et la châsse, chef-d’œuvre d’orfèvrerie commandé en 1253 par l’abbé Gilbert de Saint-Martin, illustrent la vie du saint évangélisateur d’Evreux.
Le couvent des Capucins

Les capucins viennent s’installer à Evreux en 1613 à la demande de l’évêque Jacques Davy du Perron. Construit en 1620, le couvent des capucins devient après la révolution, en 1791, une prison, puis une école centrale, une école communale, un collège et enfin un lycée en 1857. Pendant la Première Guerre mondiale, il se transforme en hôpital militaire. Redevenu collège en 1956, il abrite aujourd'hui l’Ecole Nationale de musique d’Evreux. Particularité : le cloître conserve encore aujourd’hui tout son caractère authentique avec ses tableaux peints ornés de sentences.
L’Hôtel de Ville

Situé sur l’ancien château des comtes d’Evreux, l’Hôtel de ville a été édifié grâce au legs d’Olivier Delhomme en 1874. Sous la direction des architectes Thierry-Ladrange, puis Gossart, le bâtiment, débuté en 1891, est inauguré le 25 avril 1895.
Conçu dans un style néo-grec, l’édifice comporte 4 étages. Sur le fronton, quatre stèles, œuvres du statuaire Miserey, représentent les grandes étapes de la vie d’un citoyen : la naissance, le service militaire, le mariage et la mort. Au-dessus, une niche renferme les armes de la ville, surmontant trois arcades qui abritent les symboles républicains traditionnels : prospérité (flambeau, cornes d’abondance), principes démocratiques (urne électorale, faisceau de licteurs).
Au cœur de l'Hôtel de ville
On peut admirer plusieurs œuvres à l’intérieur du bâtiment :
| Le tableau d’honneur, érigé en 1921 par Miserey en hommage aux morts ébroïciens pendant la Première Guerre mondiale. |

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La verrière, œuvre du maître-verrier Duhamel-Marette, représentant les blasons des corporations d’arts et métiers, les armes des comtes et de la ville d’Evreux et les portraits de personnages locaux. |
| La salle des mariages, dont le plafond, peint par Charles Denet, célèbre le premier mariage civil à Evreux. |
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La salle du conseil municipal, décorée de huit blasons rappelant l’histoire de la ville. |
La fontaine monumentale
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Elle a été édifiée en 1882 par le sculpteur Emile Décorchemont, grâce à un legs d'Adélaïde Janin. Une jeune femme, tenant une rame et appuyée sur le blason de la ville, représente l’Eure, accompagnée de deux de ses affluents : l’Iton et le Rouloir. Sont sculptés les noms et armes des principales villes du département.
Le théâtre

Dès le XVIIIe siècle, les Ebroïciens ont pu profiter d’une salle de spectacles. En 1812, grâce à un don de Joséphine de Beauharnais, en exil au domaine de Navarre, un premier théâtre fut construit, qui fut démoli en 1896. En 1903, sur les plans de l’architecte Legendre, le théâtre fut érigé dans le pur style des théâtres à l’italienne. Sur la façade, on peut admirer les bustes de Corneille et Boïeldieu sculptés par Miserey, tandis que Charles Denet a peint dans le foyer des scènes de Molière et de Shakespeare.
La Maison des arts

Construit en 1880, cet édifice fut le premier musée d’Evreux, lequel fut transféré dans l’ancien Evêché en 1959. Depuis les années 1980, il abrite la Maison des arts, consacrée aux arts plastiques, et les Archives municipales.
Le Beffroi

Situé sur une ancienne tour de bois, le beffroi, ou tour de l’horloge, fut construit de 1490 à 1497. Haut de 43,90 mètres, cet édifice de style gothique flamboyant abrite la « Louyse », cloche fondue dès 1406. Malgré quelques dégradations au début du XIXe siècle, cette tour, seul vestige des fortifications médiévales, dernier beffroi normand, est classée aux Monuments historiques depuis 1962.
Les moulins
Dès le XIIIe siècle, la présence de nombreux moulins est attestée, comme celle du moulin d’Harrouard, placé sous l’autorité de l’abbaye Saint-Taurin jusqu’au XVe siècle. Beaucoup étaient destinés à moudre le blé, mais certains avaient une utilisation plus « industrielle » : le moulin du Trou Béchet était une scierie mécanique, celui de la Rochette, une tannerie.
Au XIXe siècle, de nombreux moulins furent transformés pour devenir des établissements industriels, comme par exemple celui de Vigor qui, de moulin à blé devint une foulerie de draps, puis une filature (les Tissages Saint-Pierre) avant d’accueillir depuis les années 1990 l’Espace Saint-Léger. De même, le moulin de Navarre, construit en 1841 sur l’ancien domaine des comtes d’Evreux, se transforma en une filature de coton avant de moudre le blé. La force hydraulique y fut remplacée dès 1893 par une turbine électrique.
Les lavoirs
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De nombreux lavoirs, publics et privés, jalonnent les bords de l’Iton. Les propriétaires donnant directement sur la rivière pouvaient y construire un lavoir et certains n’hésitaient pas à en monnayer l’accès. Au XIXe siècle, la municipalité fit édifier de nombreux lavoirs publics dans le centre et en périphérie : Pré-Margot (1880), rue de la Rochette (1895), route de Breteuil (1899)…
Endommagés pendant la Seconde Guerre mondiale, reconstruits dans les années 1950, ils n’ont pas résisté à l’arrivée des lave-linge. Certains subsistent encore et sont visibles depuis les ponts des rues Dubais, du Docteur-Guindey, du Président-Huet, du Pont-de-Fer … et de la promenade entre les rues Saint-Sauveur et du 7e -Chasseurs.
Le mercredi 16 décembre à 14:24:15