Intégration géométrique 2011
du 15 octobre 2011 au 08 janvier 2012
L’art abstrait naît dans les années 1910 en Europe. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ce courant artistique prend l’appellation de
peinture non figurative et se divise en deux branches :
l’abstraction lyrique et
l’abstraction géométrique. Les artistes lyriques sont partisans de la spontanéité et de l’improvisation. Ils traduisent dans leurs œuvres leurs élans émotionnels par des gestes directs et sans préméditation. Les artistes géométriques, quant à eux, sont attachés au trait, à la ligne, à la forme et à la composition des couleurs.
Le musée d’Art, Histoire et Archéologie d’Évreux possède une collection d’œuvres des XX
e et XXI
e siècles orientée autour de l’art informel (abstraction lyrique ou « chaude »). Elle rassemble les grands noms de ce courant artistique et de ses ramifications : Pierre Soulages, Jean Degottex, Joan Mitchell, Hans Hartung, Olivier Debré, Camille Bryen, etc.
Afin d’apporter un nouveau regard sur cette collection, le musée présentera ces peintures le temps d'une exposition en y intégrant des œuvres de l’abstraction géométrique (ou « froide »). Ainsi ce nouvel accrochage des collections du musée enrichies temporairement d'œuvres empruntées à d'autres musées mettra en parallèle deux approches différentes de la peinture abstraite.
Dietrich-Mohr Lumière captée
du 30 avril au 25 septembre 2011
Le Musée d’Art, Histoire et Archéologie d’Evreux consacre une exposition à l’artiste Dietrich Mohr intitulée
Lumière captée. Sculpteur et assembleur, il associe le métal et la lumière pour créer des œuvres abstraites aux formes libres, aux compositions harmonieuses et aux lignes équilibrées.
Né à Düsseldorf en 1924, Dietrich Mohr étudie à l’Ecole d’Arts Décoratifs de Krefeld et de Bâle. A l’âge de 23 ans, il entre à l’Ecole des Beaux-arts de Karlsruhe où il reçoit une formation traditionnelle de sculpteur. En 1951, il s’inscrit à l’Académie de la Grande-Chaumière (Paris) dans l’atelier de Zadkine. Trois ans plus tard, il trouve son premier atelier à la cité Falguière où il travaille le bois, la pierre et la terre cuite. En 1958, il sculpte sa première œuvre délibérément abstraite :
La ville I (1958). À partir de 1959, il réalise ses premières sculptures en métal (d’abord en plomb puis en laiton) où l’apparente légèreté et l’opacité du matériau jouent avec la lumière et la transparence. Il développe alors son propre vocabulaire plastique qui devient le fil rouge de son travail de sculpteur-assembleur.
De
L’ancêtre (1955-56), création aux formes pures et équilibrées à
Lumière captée (1997), sculpture en acier cort-en et inox, la première partie de l’exposition aborde les débuts de l’artiste et les sculptures des premières décennies (1960-1990). Les dernières années de création (1997-2011) sont présentées dans une deuxième partie de l’exposition. Autour de thématiques comme le temps, les fenêtres, les personnages fabuleux (chevaliers, guetteurs du ciel….), le travail de Dietrich-Mohr est ici en prise directe avec la lumière naturelle du lieu et dévoile les chemins complexes de la création. Dans le chemin de ronde, sont exposées des photographies ainsi que des maquettes de sculptures monumentales dont les formes abstraites et douces sont en parfaite harmonie avec leur environnement.
À travers un ensemble de 45 sculptures, de photographies, de maquettes et de dessins préparatoires, venez découvrir le monde métallescent d’un artiste qui fait vibrer la lumière sur le métal.
Du sol au plafond, carte blanche à Pierre Célice
Du 6 février au 16 mai 2010
Le musée ouvre ses portes au peintre Pierre Célice (né en 1932)
L’artiste propose un parcours original où ses œuvres créées in situ rencontrent la musique du compositeur Arnaud Coutancier. Une invitation à percevoir autrement les collections et l’espace du musée.
Pierre Célice crée un vocabulaire lié aux signes, aux pictogrammes, à l'environnement visuel de notre espace urbain. L'artiste fragmente l'espace de la toile, rompt le signe pour le reprendre plus loin. Il peint au pinceau des papiers qui sont collés sur la toile puis recouverts par d'autres en une inlassable quête d'une fin possible. Le jeu des cut up et des recouvrements incessants, de la disparition, sont profondément en accord avec notre époque. Le compositeur Arnaud Coutancier utilise le son comme matière en écho à l'oeuvre de Pierre Célice.
Le lundi 14 décembre à 14:46:50