La santé environnementale

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1.La qualité de l’air

La surveillance de la qualité de l’air en région Haute-Normandie est assurée par Air Normand, organisme agréé par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer. Les missions de cet organisme répondent à une exigence réglementaire et se déclinent en 3 fonctions :

• assurer le suivi de la pollution,

• informer et prévoir les épisodes de pollution,

• participer à l’effort de recherche, pour la caractérisation des relations polluants-santé.

Ces actions sont mises en place en conformité avec les objectifs du Plan Régional pour la Qualité de l’Air (PRQA), issu de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle des énergies du 30 décembre 1996. Le PRQA de la région Haute-Normandie, réalisé après publication d’un arrêté préfectoral datant de décembre 2001, vise à bâtir une politique du maintien de la qualité de l’air par la mise en place d’actions planifiées. Il fixe 5 grandes orientations pour le suivi et la gestion de la qualité de l’air :

• intégrer la problématique qualité de l’air et gaz à effet de serre dans l’aménagement du territoire et la gestion du cadre de vie ;

• œuvrer pour des activités économiques plus respectueuses de la qualité de l’air (agriculture, industries, transport, activités tertiaires…) ;

• préserver la qualité de l’air « chez soi » et « autour de chez soi » ;

• proposer et utiliser les modes de transports de personnes plus respectueux de la qualité de l’air, du climat et de la santé ;

• mieux informer sur la radioactivité dans l’air ambiant.

Air Normand a disposé deux stations de mesure de la qualité de l’air sur la commune d’Evreux : Evreux centre – rue Tyssandier et Evreux St Michel – rue du Val Iton. La première est une station dite urbaine qui mesure les concentrations en oxydes d’azote (NO et NO2), ozone (O3) dioxyde de soufre (SO2), benzène, toluène, xylène (BTX), particules en suspension (PM10) et métaux toxiques. La seconde est une station dite périurbaine qui mesure uniquement les concentrations en ozone (O3).

En 2008, les concentrations moyennes en NO2 mesurées dans l’air étaient nettement inférieures à la norme et les plus faibles mesurées dans une station urbaine de la région Haute Normandie (44μg/m3 au Havre et 56 μg/m3 à Rouen). Ce constat est applicable aux concentrations moyennes en PM10 mesurées, mais ces valeurs sont proches de celles mesurées à Rouen et au Havre, et donc de la moyenne régionale.

L’objectif de qualité, pour la protection de la santé humaine, des concentrations en ozone (nombre de jours avec au moins une moyenne sur 8h supérieure ou égale à 120μg/m3) a été dépassé au cours de 22 journées à Evreux-St Michel et au cours de 18 journées à Evreux Centre en 2008. Sur l’ensemble des autres stations urbaines ou périurbaines de Haute-Normandie, ce seuil a été atteint ou dépassé 14 jours en moyenne.

Lorsque qu’un seuil d’alerte est atteint, des consignes précises sont prodiguées par les services de l’état pour limiter les impacts sur la santé : reporter les activités sportives intenses, privilégier les activités calmes pour les enfants, reporter si possible les sorties prévues à l’extérieur pour les personnes âgées, suivre les traitements médicaux adéquats pour les personnes sensibles (souffrant de difficultés respiratoires et/ou cardiaques…).Le seuil d’alerte de 180μg d’ozone par m3 en moyenne n’a jamais été atteint en 2008 sur les deux stations d’Evreux.

Les concentrations assez élevées en ozone s’expliquent par la position géographique (située entre le Havre et Paris) et les conditions climatiques (brise de mer et brise de terre). En effet, l’ozone est un polluant indirect : il se forme à partir des oxydes de carbone (exemple : CO2) et des oxydes d’azote (exemple : NO2) émis par les grandes agglomérations, sous l’effet des rayonnements solaires. La brise de mer transporte vers Evreux l’ozone formé à partir des polluants émis par la ville du Havre et par les industries de l’estuaire de la Seine, la brise de terre transporte la pollution issue de l’agglomération parisienne.

Bien que les initiatives locales visant à améliorer la qualité de l’air n’influencent pas directement les taux en ozone mesurés, il est important d’en surveiller les concentrations dans l’air pour alerter les personnes sensibles (enfants en bas âge, personnes âgées, asthmatiques …) lors des épisodes de dépassement des seuils d’alerte.

La qualité de l’air est donc plutôt satisfaisante sur le territoire communal, avec des concentrations en NO2 et PM10 mesurées dans l’air inférieures aux normes. Cependant, dans des conditions climatiques défavorables, une partie de la pollution de l'agglomération parisienne et de l’estuaire de la Seine peut s’ajouter à la pollution de fond que subissent les Ebroïciens.

2.Les nuisances sonores

Le classement sonore des infrastructures de transport

Le dB(A) est l’unité acoustique utilisée pour mesurer l’intensité du bruit. Il est généralement admis qu’en milieu urbain, un environnement sonore moyen inférieur à 65 dB (A) en LDEN (mesures moyennes sur 24h) et à 60 dB(A) en LN (mesures de 22h à 6h) peut être considéré comme acceptable. La prévention contre le bruit généré par les infrastructures de transport, à travers la définition de prescriptions en matière d’isolation des constructions, ont été réglementées par le décret n°95-21 du 9 janvier 1995 et l’arrêté interministériel du 30 mai 1996. Ces textes précisent, à partir du niveau acoustique de la voie, le périmètre concerné et les modalités d’isolation associées.

Le territoire communal est traversé par de nombreuses infrastructures de transport (RD 613, RD 654, RD52, voies ferrées…). D’après l’arrêté préfectoral du 8 avril 2003, les infrastructures de transports terrestres sont classées en 5 catégories selon le niveau de pollution sonore qu’elles génèrent, la catégorie 1 étant la plus bruyante. Des zones affectées par le bruit sont délimitées de part et d’autre de ces infrastructures classées, leur largeur maximale dépendant de la catégorie (cf. tableau ci-dessous). Les secteurs affectés par le bruit sont reportés dans les documents d’urbanisme et mentionnés dans les certificats d’urbanisme (CU).

La Ville d'Evreux, au travers de son service Santé-handicap devrait développer à partir de 2010 des actions d'informations, de formation à la santé environnementale.


3.Les antennes relais

Les antennes relais passées au crible
C’était un engagement de Michel Champredon quand il était à la tête de l’organisme de logements Eure habitat. Il avait la volonté de répondre aux légitimes questions de santé publique des Ebroïciens concernant les antennes relais de téléphonie mobile.
Le président d’hier a laissé la place au maire et sa détermination n’a pas faibli. C’est ainsi qu’en décembre 2008, il a été à l’initiative de la création d’une Commission de concertation communale qui rassemble les différents partenaires : élus, opérateurs, bailleurs et locataires.
L’objectif de cette commission, approuvée en conseil municipal, est de veiller au respect des dispositions prises par les pouvoirs publics en matière de protection de la population. Cette commission s’est réunie une fois. Preuve encore de la détermination du maire, le rendez-vous qui a été fixé le 5 février avec les locataires au pied des immeubles Champagne, Estérel et Vexin en présence des opérateurs Orange et SFR.
Une évidence : la valeur des champs électromagnétiques aux abords des trois immeubles du quartier est nettement inférieure au plafond limite réglementaire de 28 volts par mètre. Les différents relevés, effectués sous l’égide de l’Agence nationale des fréquences, font, en effet, état pour le Champagne de 2 V/m, pour l’Estérel de 1 V/m et pour le Vexin de 0,35 V/m. Une rencontre sur le terrain qui vaut comme principe de précaution !