Politique environnementale de la ville

Partager
Foret-d-Evreux.jpg

Évreux : une alchimie de ville et de nature

Évreux est la deuxième ville moyenne de France à posséder le plus d’espaces verts par habitant. Michel Champredon et son équipe entendent mener des actions qui préserveront ce patrimoine naturel, renforceront son attractivité et feront de la Ville d’Évreux un modèle de gestion environnementale axée sur le développement durable.

Michel Champredon explique : « La Ville d’Évreux détient un riche patrimoine naturel. La volonté de la Municipalité est de le rendre accessible à tous. » Conseiller délégué au Développement durable, Thierry Quennehen développe : « Nous avons la chance, à Évreux, de trouver des espèces rares, des trésors naturels. Les services municipaux effectuent un travail remarquable pour les recenser, les entretenir, les préserver. Il en va de l’équilibre des écosystèmes. A notre échelle, nous devons lutter pour le maintien de la biodiversité.Les forêts (26 % du territoire ébroïcien), les coteaux, les berges de l’Iton doivent devenir des lieux populaires fréquentés par un public respectueux de l’environnement. »

La gestion forestière

Les deux grands massifs forestiers communaux : forêt de La Madeleine (419 ha) et forêt de Saint-Michel (103 ha) relèvent du régime forestier. Elles sont ainsi dotées chacune d'un document d'aménagement qui fixe l'ensemble des interventions prévues sur une période de 20 ans (2003-2022). Les objectifs: préservation des milieux naturels et de la qualité des paysages, capitalisation des arbres (en clair, couper moins que ce que la forêt produit).

Anticipation du projet de déviation sud-ouest

Pour chaque hectare défriché, deux hectares doivent être replantés. Le projet de déviation sud-ouest a bien entendu été intégré au futur DAF. Ainsi, la Ville d’Évreux entend créer une nouvelle forêt de 50 hectares d’un seul tenant sur le site de la Queue d’Hirondelle, entre Navarre et Cambolle.

Restauration et valorisation des mares forestières 

Pédagogie, il en est question avec ce passionnant projet. Dans les mois à venir, le service Environnement entamera un programme de préservation et de valorisation des mares forestières situées dans la forêt de La Madeleine. Ce projet prévoit un diagnostique faune et flore, des travaux de restauration des milieux naturels (curage, berges...), l’éclaircissement des abords, la création de pontons d’observation, la réalisation d’un parcours reliant toutes ces mares.

Ce programme de 5 ans est mené en partenariat avec le Conservatoire des sites naturels de Haut-Normandie et avec le soutien financier de divers partenaires.

Données chiffrées

Évreux est constituée de 600 hectares boisés, de 200 hectares d’espace verts de détente (parcs François-Mitterrand, Trangis et Navarre, golf 18 trous...), d’une « Ligne verte » (chemin piétonnier arboré de près de km contournant une partie de la ville), de sentiers de randonnée le long des 107 hectares de coteaux de Saint-Michel et prochainement de Nétreville, de 23 kilomètres de rivière et de berges, de 40 hectares de prairies humides, d’un site d’accrobranche tout juste inauguré.

L’Iton

Régénération de la source de vie

Omniprésente dans la vie quotidienne depuis l’Antiquité, irriguant la cité comme une gigantesque artère, la rivière Iton est l’élément majeur de la structuration d’Évreux. La ville est parcourue par les multiples bras de la rivière, enjambée par d’innombrables ponts et passerelles, jalonnée de lavoirs, ponctuée de moulins... Lors de la Reconstruction des années 1950, pour des raisons de salubrité publique, plusieurs bras de l’Iton sont comblés ou couverts, donnant un nouveau visage à la cité. L’équipe municipale a décidé de redonner à cette rivière toute la place qui était autrefois la sienne et d’en faire un atout touristique.

Études sur les ouvrages hydrauliques

Depuis sa source jusqu’à sa confluence dans l’Eure, l’Iton fait l'objet d'un Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) en cours d'élaboration sur 134 communes réparties dans deux départements, Eure et Orne. Dans le cadre du Contrat d’agglomération, la Municipalité a décidé d’anticiper sur le futur SAGE en lançant une importante étude concernant tous les ouvrages hydrauliques (seuils, biefs, vannages). L’objectif est de connaître l’état de ces ouvrages afin de décider s’ils devront être maintenus, modifiés ou effacés. 2011, place aux travaux.

Aménagement de l’entrée de ville

Sur l’ancienne station Esso, devant le couvent de la Providence, la Ville d’Évreux entreprendra cet été la réalisation de nouveaux murs de berges jusqu’au carrefour avec la rue du Docteur-Roux. L’ancien pont permettant d’accéder au couvent de la Providence sera refait à l’identique. Deux grandes allées seront créées et des bancs seront installés, alors que les trottoirs seront rehaussés. Le service Espaces verts dessinera de nouveaux parterres fleuris. Enfin, le terre-plein central sera élargi et engazonné.

Le mot de Thierry Quennehen

« L’Iton est à nouveau l’objet d’une attention particulière, par l’agrément qu’elle représente. Sa progressive redécouverte et sa mise en valeur seront poursuivies afin de lui redonner une place centrale dans notre paysage urbain. »

Les coteaux d’Évreux – Trésors de biodiversité

Les coteaux d'Évreux abritent de vastes espaces naturels. L'inventaire de la faune et de la flore a permis de révéler des trésors de biodiversité, dont douze espèces d'orchidées sauvages. Un patrimoine que les élus entendent préserver.

Avec la constitution du réseau Natura 2000, l’Europe s’est lancée dans la réalisation d’un ambitieux réseau de sites écologiques dont les deux objectifs sont : préserver la diversité biologique et valoriser le patrimoine naturel de nos territoires. Avec ses 107 hectares de coteaux calcicoles (sols calcaires), la Ville d’Évreux s’est bien entendu associée à ce réseau écologique européen afin de protéger 220 espèces végétales remarquables et très rares, mais aussi 25 espèces de criquets et sauterelles et 40 autres de papillons de jour, etc.

Comment transmettre ce patrimoine aux générations futures ?

La Ville d’Évreux a tout d’abord réalisé un inventaire naturaliste. Le patrimoine des coteaux est protégé par des documents d’urbanisme très stricts, mais aussi grâce à une maîtrise foncière absolue et enfin son classement au réseau Natura 2000. Le service Environnement et le Conservatoire des sites naturels de Haute-Normandie  (CSNHN) ont établi un plan de gestion, de débroussaillage et ont opté pour le pâturage écologique ovin. Les moutons restaurent et entretiennent ces espaces. Les Ébroïciens viennent sur les coteaux pour les paysages mais aussi pour les animaux. Enfin, la Municipalité a tracé des cheminements sécurisés pour permettre au public d’accéder à ces sites naturels.

Après 8 ans de gestion pastorale, la Ville d'Evreux et le CSNHN réaliseront en 2010 un manuel inventaire naturaliste et un nouveau plan de gestion. Ce travail permettra de suivre l'impact de la gestion sur les écosystèmes.

Extension des sentiers panoramiques

Plus de 6,5 kilomètres de nouveaux sentiers sur les coteaux de Saint-Michel (Contrat d’agglomération) et de Nétreville (Opération de rénovation urbaine) seront construits à court terme.

Valorisation des coteaux de Saint-Michel (1,55 millions d’euros)

En 2008, l’échelette des Tombettes était restaurée, accompagnée de l’installation de candélabres photovoltaïques pour son éclairage.

Le Conseil municipal, présidé par Michel Champredon, autorisait l’achat de parcelles, initiait le début des travaux de restauration et de création de sept nouvelles échelettes. Fin des travaux au printemps 2010.

En 2010, le programme d'acquisition de parcelle se poursuit. Puis en 2011, les travaxu de construction d'un nouveau sentier, de belvédères débuteront.

Valorisation des coteaux de Nétreville (1,11 millions d’euros)

Pour Nétreville, la méthodologie est la même : acquisition de parcelles, travaux de création de trois échelettes, études d’ouvrage d’art, et réalisation du sentier panoramique ainsi que des ouvrages d’art (passerelles) pour sécuriser le parcours piétonnier.

Le mot de Thierry Quennehen

« A terme, nous avons la volonté de créer des voies douces permettant de faire le tour d’Évreux en famille, en toute sécurité, dans un milieu naturel de toute beauté. Nous avons là de la matière pour un tourisme raisonné, soucieux de la préservation de l’environnement. »

Parterres fleuris – Entretenir l’espace public autrement

La Municipalité, conduite par Michel Champredon, a fait du développement durable et de la protection de l’environnement et de la santé publique l’un de ses chevaux de bataille.

Dans ce cadre, le traitement des mauvaises herbes sur les espaces verts ou la voirie se fait désormais, autant que possible, sans utiliser de produits phytosanitaires. Les équipes du service Espaces verts s’essaient à des méthodes alternatives tels que les désherbeurs thermiques et sont à la recherche de nouveaux procédés innovants dans ce domaine.

Au niveau des serres de production florale municipales, le SEVutilise désormais des systèmes biologiques intégrés, qui luttent biologiquement contre les parasites et les maladies, par l’introduction d’insectes (par exemple, pour lutter contre les pucerons, on introduit des coccinelles). Dans ces lieux, les produits phytosanitaires ont été définitivement supprimés pour préserver la santé des agents et de l'environnement.

Changer notre regard sur les mauvaises herbes…

Cet abandon progressif des produits phytosanitaires et autres pesticides passe par la nécessité de modifier notre conception de ce qui est « beau » et « propre » et de changer notre perception de la mauvaise herbe. Ainsi, dans certains endroits, le service Espaces verts ne fauche l’herbe qu’une fois par an, laissant au sol le temps de se régénérer et à des plantes disparues de réapparaître. De même, il utilise très peu ou pas du tout de pesticides dans les endroits très fréquentés. Cette gestion différenciée entre dans les mesures de développement durable.

Le centre municipale de production florale

Avec 1 000 m2 de serres, 2 300 m2 de tunnel/chapelle, 500 m2 de châssis, le centre de production florale de la Ville d’Évreux est tout simplement impressionnant. 170 espèces et variétés différentes y sont bichonnées toute l’année, pour agrémenter les plus de 4 000 m2 de massifs fleuris de la Ville d’Évreux, mais aussi la décoration des manifestations, des bureaux, etc.

Plus de 250 000 plantes produites chaque année en régie

En tout, ce ne sont pas moins de 120 000 plantes bisannuelles, 130 000 annuelles et 6 000 plantes automnales qui voient le jour au Faubourg Saint-Léger, sous le regard de 8 jardiniers attentifs.

Le mot de Thierry Quennehen

« La Ville d’Évreux montre l’exemple. Le développement durable ce n’est pas qu’un terme à la mode. Nous avons décidé d’initier une série d’actions variées. Entretenir autrement l’espace public fait sens. Je tiens d’ailleurs à saluer les agents des Espaces verts pour la qualité de leur travail. D’ailleurs, nombre d’Ébroïciens appellent ce service pour connaitre les essences utilisées sur un rond-point ou un terre-plein. »