Lundi 12 Juillet 2010
Les mots ne pourraient suffire à vouloir faire du Grand Évreux un Territoire d'intelligences. Les actes sont nécessaires et indispensables.
L'enseignement supérieur dans notre agglomération véritable éco-système à lui tout seul s'intègre parfaitement dans l'activité économique locale, et c'est aussi ce qui fait son succès. En tant que Président et Maire, je siège par exemple au conseil d'administration du CROUS, et nous avons participé à la nouvelle résidence universitaire « GODEHILDE » que j’ai déjà cité. C’est une réalisation remarquable, ouverte sur les personnes à mobilité réduite, et à l’accès aux nouvelles technologies. Mais je n'oublie pas pour autant les questions de transport, et le Transurbain, notre compagnie locale a intégré la desserte des sites d'enseignement supérieur dans ses préoccupations. En ce qui concerne les tarifs, les étudiants bénéficient du tarif « scolaire » soit près de 40% d’abattement sur le tarif « normal », ce qui démontre l’effort conséquent engagé.
J’ai bien noté la remarque sur la difficulté de transport entre Évreux et Rouen, et la relative facilité vers Paris et Caen. En ce qui concerne la liaison vers Rouen, la fermeture prématurée de cette ligne, et surtout son démantèlement ne facilitent pas le dossier technique et le passage par la Vallée de l’Iton. Je sais aussi que les engagements pris par le Président de Région sont tenus, et j’ai donc toute confiance sur la suite de ce projet, dans la concertation pour arrêter le parcours.
En ce qui concerne les liaisons vers Caen et Paris, vous savez sans doute que je me suis engagé en faveur d’un scénario en Y en défendant l’idée qu’Évreux ne pouvait être écarté dans un tel scénario. J’ai obtenu le soutien d’acteurs économiques et de Bruno Le Maire. J’ai à ce sujet envoyé récemment à Monsieur Duport l’état de nos réflexions. J’ai fait de même auprès de Jean Louis Destans, Président du Département dans une récente réunion, d’Alain Le Vern, de Bruno Le Maire, de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Eure, des associations Agir, Réussir et Eure Expansion. Au-delà du quotidien il s’agit de penser l’avenir de notre territoire et sa liaison avec les lignes grande vitesse où haute performance, il est primordial que nous ne soyons pas à l’écart des flux de communication.
Pour celles et ceux d’entre vous qui souhaiteraient se joindre à notre démarche, nous avons la volonté d’y associer citoyens, entreprises, collectivités, n’hésitez pas à prendre contact avec moi, plus nombreux nous sommes plus forts.
Je veux revenir cependant sur les critiques concernant la pauvreté de la vie culturelle ébroïcienne. Un tel commentaire n’est pas flatteur, et je me dois de le replacer dans le contexte nouveau apparu depuis 2008. Nous avons à Évreux une Scène Nationale, dont le directeur vient de changer, je n’ai aucun doute quant aux capacités et au talent de Monsieur Philippe Dereuder. La scène nationale intervient dans les maisons de quartier de Nétreville et de la Madeleine, la médiathèque, la Chapelle de la Cavée Boudin, le Cadran ou encore la Cathédrale. Mais aussi dans les communes de l’agglomération comme par exemple Gravigny, ou bien Le Val David, Les Ventes et bien d’autres communes de l’agglomération. Le théâtre lui-même est en cours de travaux, et d’autres projets culturels comme la SMAC dans le cadre du contrat d’agglomération sont à l’ordre du jour. J’ai cité la médiathèque, bel outil culturel, mais je ne veux pas oublier la Maison des Arts, où encore le ciné-zénith d’Évreux en cœur de ville.
Je ne veux rien oublier sur ce sujet, et permettez-moi de rappeler le festival « Rock dans tous ses états » (28 ans) qui chaque année connait un remarquable succès. Des associations, des troupes de théâtre assurent également une vie culturelle, qui si elle semble moins intense que dans une grande ville, est d’une qualité remarquable. Je note l’effort que nous allons devoir faire pour faire connaître, et faire savoir ce qui existe et ce qu’il est possible de faire dans notre agglomération.
Parlons immobilier, il y a un sujet d’importance pour la Ville d’Évreux, et le Grand Évreux, la question de la friche que va laisser l’hôpital d’ici à la fin de l’année. Soucieux de maîtriser l’évolution foncière nous ne pouvons laisser une telle surface de locaux sans nous y intéresser. Des partenariats seront nécessaires dans le contexte tendu des finances locales.
Il y a tout lieu de penser que la réflexion sur l’utilisation de ces locaux, ou du terrain, puisse intéresser la communauté scientifique ébroïcienne, et par voie de conséquences les acteurs de l’enseignement supérieur.
Concrètement, quels axes pourrions-nous développer ?
- impulser une vie étudiante en aidant plus les associations étudiantes,
- créer un évènement « étudiant »,
- renforcer l’aide, la communication,
- mobiliser les partenaires locaux : établissements, bars, le cinéma, …,
- faciliter l’accès aux activités : cartes d’étudiants financées en partenariat (nous faisons une carte pour l’été),
- créer un guichet unique pour les étudiants
- mettre en place une Maison des étudiants,
- …
Voilà quelques pistes.
Je prends la réunion d’aujourd’hui comme un top départ pour l’action.
Mesdames et Messieurs, nous ne manquons d’ambition ni pour le territoire d’intelligences du Grand Évreux, ni pour la Ville d’Évreux. Je sais que dans un monde en mutation nous sommes en quelque sorte à une croisée des chemins. Vous devez tous ici être convaincus de ma volonté, de celles des conseillers de l’agglomération, du conseil municipal d’Évreux non seulement de défendre l’enseignement supérieur à Évreux, mais plus encore de l’enraciner pour lui permettre de trouver sa voie, et de connaître un essor plus grand encore.
Je terminerai par Diderot, avant de laisser place au débat : « On ditque le désirnaîtde la volonté, c'est le contraire, c'est du désirque naîtla volonté. », nous l’avons, désir de voir notre territoire entrer dans l’avenir résolument,
Michel CHAMPREDON
Le mardi 16 novembre à 17:28:04