Discours d’inauguration de l’UTEP

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Madame la Préfète,
Monsieur le Président Destans,
Monsieur le Directeur,
Monsieur le Vice-président Gaudemer,
Monsieur Obé, Maire d’Arnières-sur-Iton,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Merci tout d’abord à nos trois guides pour nous avoir permis de découvrir, ou de redécouvrir, l’Usine de Traitement d’Eau Potable. J’espère que cette petite visite vous a plu.
Nous continuons donc notre journée mondiale de l’eau, dans le sens inverse, vous l’avez remarqué, du cycle de l’eau lui-même…
Car avant d’être rendue propre et assainie de tout polluant, et d’être confiée à la nature, notre eau, avant d’être consommée, doit avoir été prélevée !
Un article du code l’environnement stipule ainsi que « chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous ».
Dans les faits, la réalité est un peu différente…
Dans le monde, je vous le disais tout à l’heure, plus d’un milliard de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable. A Djougou par exemple, ville du Bénin jumelée avec Évreux, plus de 50% de la population est confrontée à cette situation.
Nous avons décidé d’aider ces habitants. Le Grand Évreux Agglomération a ainsi octroyé une subvention de 25 000 € à l’association Évreux-Djougou, pour aider sa jumelle africaine à financer des opérations hydrauliques et d’assainissement. C’est là, aussi, une expression de la solidarité du Grand Évreux Agglomération, de ses élus et de ses habitants.

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Alors, pourquoi l’UTEP ?
Je le disais tout à l’heure, lors de la pose de la première pierre du CTEU de Gravigny, les règlements en matière d’eau sont chaque jour plus exigeants. Et les besoins journaliers, qui sont actuellement de 20 000m3 par jour, vont évoluer. Dans 20 ans, ils vont atteindre 35 000 m3 par jour en pointe pour les 14 communes concernées.
D’ambitieux projets d’aménagement vont aussi changer le visage de notre Agglomération. Eux aussi justifient la transformation de notre outil de fourniture de l’eau : je pense, par exemple, au projet de déviation sud-ouest d’Évreux, qui va longer les périmètres de protection de l’hippodrome, et qui nous a obligés à diversifier notre production.
Enfin, il fallait également nous adapter pour traiter les nouvelles ressources en eau en provenance de douze nouveaux forages : les quatre de la Vallée de la Queue d’Hirondelle, les quatre de la Vallée de l’Iton et les quatre sur les coteaux de l’Iton !

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Je ne serai pas trop long sur le fonctionnement de l’UTEP, je pense que vous avez pu en apprendre l’essentiel lors de la visite.
Cette usine est donc, comme le CTEU de Gravigny, le fruit d’une collaboration entre trois partenaires : le Département de l’Eure, qui contribue à hauteur de 2,55 millions d’euros (15%), l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, 8,18 millions d’euros (49%), et le Grand Évreux Agglomération, qui investit 5,8 millions d’euros (36%). Et, comme le CTEU, un principe en irrigue le fonctionnement : celui du développement durable !
Cette usine a en effet été construite avec des matériaux durables : toiture végétalisée, bois naturel issu de forêts protégées en partie supérieure, puits canadiens…
Et, dans le même esprit, les rejets de l’usine, après traitement naturel, ne fragiliseront pas l’Iton. Et pour plus de sécurité, un suivi de la qualité du rejet de la rivière sera également mis en place.

La Technique, pour la sauvegarde de l’environnement, est essentielle. Mais c’est aussi de chacun de nous dont dépend la préservation de l’eau ! Et l’UTEP souhaite participer à la prise de conscience écologique, notamment des plus jeunes !
Cette usine est en effet, également, un outil pédagogique pour les générations présentes et à venir.
L’usine a ainsi été conçue pour accueillir du public et des classes scolaires. On ne le voit pas encore tout à fait aujourd’hui, mais, le visiteur, lorsqu’il arrive, est immergé dans un paysage d’eau et de plantes, rappelant ainsi au passage que les plantes participent activement au traitement des eaux résiduelles rejetées à l’Iton.

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Avec cette Usine de Traitement d’Eau Potable, et avec le Centre de Traitement des Eaux Usées, nous allons franchir un palier important. Nous allons être un territoire à la pointe en matière de production, de distribution et de préservation de l’eau potable.
C’est pourquoi j’envisage, dans les prochaines semaines, de faire appel à l’imagination de la population pour trouver le nom d’une marque d’eau du Grand Évreux Agglomération. Ce serait une opération similaire à celle menée par la Ville de Besançon, qui a créé une marque d’eau municipale, la Bisontine.
Cette eau, même si elle ne se présenterait pas dans une bouteille siglée sur la table, pourrait devenir, pour le consommateur, le symbole d’un produit de qualité.
Nous pourrions alors décliner cette marque d’eau sur des carafes, dans notre communication vis-à-vis des usagers, sur les factures par exemple. Cela permettrait de donner une cohérence à l’action du GEA en matière de service public de l’eau, de mettre un nom sur ambition écologique. Je proposerai donc, dans les prochaines semaines, de solliciter la population sur ce sujet.
Mesdames et Messieurs, depuis la prise de conscience de la fragilité de la ressource de l'eau dans les années 60, de nombreux rapports et déclarations en reconnaissent la valeur sociale et environnementale, affichent un souci d’équité dans l’accès à ce service public, et répètent la nécessité d’associer aux décisions tous les acteurs concernés. Au Grand Évreux Agglomération, nous avons décidé de prendre au mot cette exigence de travail collectif.
Associer et concerter sont en effet les maîtres mots de notre gestion de l'eau. Ce matin, a ainsi été inauguré le conseil de l'eau et de l'assainissement du Grand Évreux Agglomération, un espace regroupant élus, techniciens de l'Etat et de différentes collectivités, usagers et associations. Son objectif: échanger sur les bonnes pratiques, informer chacun des évolutions législatives et réglementaires, relayer les attentes de la population. Un tel outil doit nous permettre de bâtir un service public de l'eau toujours plus exigeant, pour et avec les citoyens.
Avant de donner la parole au Président Destans, je voudrais terminer mon propos par un remerciement particulier à M. Gaudemer, le Vice-président eau et assainissement du GEA, et aux agents du service eau et assainissement du GEA, sans qui rien ne serait possible sur notre territoire en matière d’eau et d’assainissement. C’est un service très performant, et ceci depuis des années. Nous en sommes tous très fiers !
Je vous remercie.