Madame la Préfète,
Monsieur le Président Destans,
Monsieur le Directeur,
Monsieur le Vice-président Gaudemer,
Monsieur Gantier, maire de Gravigny,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,
Avec la pose de la première du Centre de Traitement des Eaux Usées, c’est la journée mondiale de l’eau sur le territoire du Grand Évreux Agglomération qui débute.
Nous avons cette année décidé de faire coïncider cette journée avec deux événements essentiels pour la vie économique et écologique de notre agglomération : la pose de la première pierre du CTEU, qui sera suivie de l’inauguration, tout à l’heure, de l’Unité de Traitement de l’Eau Potable d’Arnières-sur-Iton.
La pose de la première pierre du CTEU tout d’abord.
Avant de laisser la parole à nos différents partenaires, j’aimerais prononcer quelques mots sur ce projet.
D’abord, pourquoi construire un Centre de Traitement des Eaux Usées ?
Pour des raisons écologiques bien sûr ! Je ne serais pas très original en effet si je vous dis que nous plaçons l’eau, son traitement, sa consommation et sa protection au coeur des actions du Grand Évreux Agglomération.
Nous ne sommes, bien sûr, pas les seuls.
Les institutions internationales, l’Union européenne et l’Etat ont eux aussi d’importantes missions d’édiction de normes, de règlements et de contrôle. Ces institutions sont toujours plus exigeantes, et ont raison de l’être !
Car si nous avons la chance de vivre dans un pays où l’eau est facilement accessible, il y a des régions du monde où sa maîtrise est une source de conflits plus ou moins déclarés. Je pense bien sûr au Proche-Orient, ou à certaines régions de l’Asie. Aujourd'hui encore, dans le monde, il existe 1,1 milliard d'êtres humains privés d'eau potable, et 2,5 milliards sans assainissement.
Telle n’est pas la situation de notre pays. Mais il n’en demeure pas moins que dans notre Europe occidentale, l’agriculture, l’industrie et l’urbanisation ont fait augmenter la consommation d’eau ces dernières décennies, eau qu’il faut bien entendu traiter, avant qu’elle ne soit rejetée dans la nature !
Nous connaissons ainsi tous la situation difficile d’une région voisine, la Bretagne, qui doit aujourd’hui faire face à une eau douce et maritime contaminée par les nitrates ou les algues vertes.
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Si les institutions internationales et nationales ont donc un rôle important à jouer, les collectivités territoriales, au contact direct des populations, sont légitimes pour intervenir.
C’est ce qu’ont fait le Grand Évreux Agglomération et le Département de l’Eure pour ce Centre de Traitement des Eaux Usées, à hauteur respectivement de 32,8 millions d’euros pour le GEA, de 8,2 millions d’euros pour le Département de l’Eure et les 19 millions d’euros financés par l’agence de l’eau avec des prêts à taux 0.
La question a alors pu se poser du mode de gestion. Mais nous avons, au Grand Évreux Agglomération, un service de l'eau et de l'assainissement particulièrement performant. Une raison supplémentaire pour une gestion en régie de ce service public !
Nous le savons, le renforcement des normes de qualité de l'eau nécessite le recours à des techniques de plus en plus complexes et difficiles à maîtriser par les communes. La tentation est donc grande, pour les élus, de confier la gestion à des prestataires privés. D'autant qu'ils n'auront alors pas à assumer une hausse éventuelle des tarifs !
Mais tel n'a pas été le choix des élus du Grand Évreux Agglomération.
Oui, nous ne l'avons jamais caché, tous ces investissements ont un coût. Il y aura une incidence, non négligeable, sur le prix du mètre cube d’eau assainie, et donc sur la facture des usagers.
C'est, pour au moins deux raisons, une hausse que nous assumons: d'une part parce que le coût de l'eau a toujours été pondéré sur le territoire du Grand Évreux Agglomération. En 2007, par exemple, le prix du m3 d’eau assainie sur l’ensemble des communes du GEA était inférieur à 2,5€, alors qu’il était de 3€ en moyenne en France, et de 3,4€ en moyenne européenne pondérée.
D'autre part, vous l'avez compris, parce que le service fourni aux usagers sera particulièrement de qualité !
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Satisfaire les usagers, c’est donc là l’objectif de cette usine. Mais elle a aussi un autre usage !
Protéger l’écosystème proche, et notamment notre rivière, l’Iton, c’est aussi son rôle. Le CTEU mettra ainsi en œuvre des technologies innovantes et durables : les boues issues du traitement des eaux usées seront digérées et séchées, avant d’être valorisées en épandage agricole.
Sur le fonctionnement du CTEU, je vais m’arrêter là, car les services du Grand Évreux Agglomération ont préparé une petite exposition, et je les en remercie.
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Je souhaiterais juste insister sur un point, une exigence que nous avons sans cesse rappelé : la double intégration du CTEU dans son environnement.
Intégration le temps des travaux : le constructeur a ainsi souscrit à une charte « chantier vert ». Cela signifie qu'il y aura une signalétique urbaine appropriée, une traçabilité des matériaux, une réduction des nuisances sonores et des poussières, une gestion adaptée des engins et des hommes et une protection optimale du voisinage. Tout doit être fait pour une construction « en douceur » de cette usine.
Je le sais, cette absence de nuisance est quelque chose de très important pour les habitants, n’est-ce pas M. Gantier !
Intégration une fois l’usine construite : notre objectif, c’est un CTEU en harmonie avec l’architecture et les paysages des alentours. L’entreprise Degrémont peut le confirmer : à Nice, une usine similaire a été construite sur la promenade des Anglais. Nous le verrons au second semestre 2011, lors de l’inauguration de l’usine !
Je ne serai pas plus long, car notre programme de l’après-midi est assez chargé !
Je vous remercie.
Le lundi 19 avril à 15:23:59