Présidentes,
Présidents,
Membres des associations,
Chers amis,
C’est un grand plaisir pour moi que de vous accueillir, que de reconnaître tant de visages connus et fidèles. C’est aussi une grande joie que de vous adresser à vous, acteurs de la vie locale, partenaires, coéquipiers de notre action, tous mes vœux de bonheur, de réussite et de santé.
Nous avons tant de points communs.
Vous êtes comme les élus des forces vitales pour le maintien de la cohésion citoyenne, des pièces maîtresses pour conduire et réussir des projets citoyens, des acteurs fondamentaux qui donnent de l’attrait à notre territoire et préservent les plus fragiles de la rudesse de notre société.
Beaucoup dépend de vous.
Les perspectives que je trace avec mon équipe, celles d’un Grand Evreux rayonnant dans tout le Département et au-delà, résulte aussi de sa vitalité associative. Bien entendu, le bon fonctionnement des services publics, l’amélioration de la desserte avec Paris, la dynamisation de la croissance locale, la qualité de vie au sens large demeurent fondamentaux pour juger de l’attrait de notre territoire, de ses perspectives futures de développement. Mais pour beaucoup de jeunes couples ou de récents retraités, quand la décision de l’installation est venue, l’intensité, la variété et l’originalité de la pratique associative sont observées à la loupe !
« De quoi demain sera fait » ? Voilà, aussi, ce qui angoisse tant de nos concitoyens.
Sans doute, dans votre pratique associative, avez-vous été émus par les difficultés qui affectent tant de nos concitoyens, celles et ceux qui craignent de décrocher, de perdre un statut, des revenus, d’être laissés sur le bord de la route. Depuis le retournement violent de la conjoncture économique en 2008, ces peurs n’ont cessé de croître. Pas plus que d’autres territoires, Evreux et son Agglomération ne sont épargnés, loin de là. La pauvreté, la détresse, vous en êtes souvent les premiers témoins et parfois aussi, je le sais, les premiers concernés.
Vigies des difficultés de tous les jours, créateurs de lien social et de passion, de loisir et de solidarité, vous avoir à nos côtés dans notre engagement sécurise notre action et la relaye auprès de la population.
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Vous permettre de pratiquer votre engagement associatif avec confort est donc, pour nous, élus, un devoir, un impératif absolu !
Ainsi, nous attachons à vous donner autant que faire se peut les moyens d’un engagement de qualité. Je salue à cette occasion l’investissement de Jean-Christophe Boulanger, adjoint à la jeunesse et aux associations de la Ville d’Evreux. Cher Jean-Christophe, tu connais les trois missions qui t’ont été confiées :
- Agir pour la cohésion du tissu associatif local,
- Aider les responsables associatifs à anticiper sur tout ce qui peut relever du droit, comme la responsabilité pénale et financière, à l’aide au recrutement, la gestion administrative et financière,
- Et aussi, bien entendu, porter témoignage de notre détermination, et être le relais des demandes associatives !
Voilà une belle feuille de route, suivie avec l’enthousiasme que je te connais.
Je sais ainsi déjà ton attachement à la démarche que la Ville veut engager autour du CFGA, le « Certificat de Formation à la Gestion Associative » dispensée par l’Association Profession Sports et Loisirs 27.
Ce certificat est accordé aux personnes qui ont suivi une formation théorique et pratique pour l’exercice de responsabilités bénévoles dans la gestion administrative, financière et humaine d’une association. Nous prévoyons les premières sessions de délivrance de ce certificat à la mi-2010.
La réussite d’une politique associative est aussi l’affaire de tous. C’est une aventure collective.
Vous le savez, l’an passé, lorsque je vous présentais pour la première fois mes vœux, j’engageais la responsabilité de notre équipe sur un certain nombre de points, à savoir :
- réaffirmer le rôle des associations,
- redonner aux associations une place centrale dans le dispositif public,
- Accorder les moyens de développer les projets portés par les bénévoles.
Voilà de saines et légitimes ambitions me direz-vous. Pour les satisfaire, il faut des moyens financiers, bien évidemment ! Même si les finances des collectivités territoriales ne sont pas infinies, une actualité récente nous le rappelle : l’avenir du financement des collectivités locales par les réformes gouvernementales demeure ainsi en suspens...
Et c’est d’ailleurs parfois un vrai crève-cœur, pour nous, que de ne pas toujours pouvoir satisfaire vos besoins. Pourtant, nous mettons le paquet !
Ainsi, en 2009, 270 associations ont été subventionnées, pour un montant de près de 4,5 millions d’euros, soit une augmentation de 4,6% (plus de 200 000 Euros) par rapport au budget voté par l’ancienne municipalité en 2008.
A cette somme, il convient également d’ajouter les moyens qui s’élèvent à 3,5 M€, comme le prêt de locaux, l’entretien de matériels ou la prise en charge des fluides.
Au total, ce sont donc 8 millions d’euros qui ont été versés aux associations. C’est une somme conséquente. C’est aussi le symbole de la valeur et de la force que nous reconnaissons à votre engagement.
Nous avons également défini une nouvelle politique d’attribution des subventions.
Par exemple, pour une meilleure gestion des associations, la Ville d’Evreux a négocié des conventions d’objectifs. Ces objectifs partagés doivent être conformes tant aux capacités des associations qu’aux objectifs de l’action municipale ébroïcienne.
De nouveaux critères d’attribution ont été arrêtés pour le secteur sportif, un plus grand suivi est assuré, et une plus grande transparence garantie. Merci à José Lahaye de s’être investi avec l’office municipal des sports. Nous avons également établi le principe d’une meilleure coordination des subventions avec les grandes priorités de notre projet municipal. Sont désormais ainsi pris en compte en priorité, dans l’octroi des subventions :
- les actions qui favorisent l’épanouissement de la jeunesse,
- celles en direction des publics les plus vulnérables,
- et la valorisation, en toute circonstance, de la démocratie participative.
Notre but, c’est également de soutenir les actions qui interviennent dans le champ de l’action publique. Car tout se tient ! J’encourage ainsi les associations à s’inscrire dans cette coordination dynamique qu’offre les Projets Sociaux Territoire pour trouver la meilleure efficacité et donner toute l’ampleur au travail que vous faites.
2010 verra ainsi se poursuivre et s’approfondir la démarche des Projets Sociaux de Territoire : grâce à la Convention Territoriale que nous avons signée à la Caisse d’Allocation Familiale, de nouvelles stratégies et des moyens plus structurants seront dégagés.
Les Projets Sociaux de Territoire justement, le GIP, le Groupement d’intérêt Public – le Phare, dirigé par Johann Pitte, en est un outil déterminant d’impulsion et de gestion.
Le GIP n’a pas chômé cette année avec la prise en charge d’actions sur La Madeleine (Programme de Réussite Educative Ebroïcien, ateliers socio-linguistiques, projet de réseau des pratiques d’alphabétisation sur le territoire de la Ville, actions de formation aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, en partenariat avec l’association La Boussole 27, accompagnement des institutions locales dans leurs relations aux partenaires associatifs, comme la Maison de la Médiation et du Droit, ou l’association La Farandole). Sur Nétreville, il a également accompagné la disparition de Jeune Cité.
Il a également poursuivi son travail de structuration interne.
Pour 2010, je lui ai notamment demandé d’assurer un travail d’information des élus municipaux des communes engagées dans un Projet Social de Territoire et des membres des conseils d’administration des associations porteuses d’un PST.
Ce sont, vous pouvez en convenir, des missions de première importance !
La pratique associative, c’est de la passion, des moyens financiers, mais aussi des locaux !
A court terme, avant l’été, nous prévoyons la création d’un Espace jeune à La Madeleine. Son projet, nous le définirons, collectivement, avec les associations de quartier et les jeunes. Déjà 40 jeunes ont été concertés. Nous projetons aussi la réhabilitation des maisons de quartier de La Madeleine et de Nétreville d’ici 2 à 3 ans. Prochainement va également débuter la deuxième phase de travaux de la Maison de quartier de Saint-Michel.
2010, c’est aussi l’année qui doit permettre à Nétreville de reprendre la dynamique associative si longtemps assurée par Jeune Cité. Un chargé de territoire permettra ainsi la structuration du Projet Social de Territoire.
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Je le disais en débutant mon propos, nous avons donc besoin d’associations fortes, puissamment engagées dans le domaine du sport, du social, de la culture.
Dans une société qui cultive l’individualisme et professe trop souvent le chacun pour soi, les associations sont l’une des clés qui favorisent l’entraide, la solidarité, l’engagement citoyen.
Je salue ainsi toutes celles et tous ceux qui donnent de leur temps pour entraîner une équipe, pour encadrer des jeunes, pour transmettre le virus du sport, un virus qui, lui au moins, est bénéfique pour la santé !
Vous êtes un lien essentiel pour la découverte de cette école de la vie. Tir à l’arc, Boxe, football, tennis de table, motocyclisme, danses classiques et contemporaines, pétanque ou cerfs-volants : sports de balle ou de raquette, sports individuels ou collectifs, la liste est longue, je ne pourrai pas les citer tous !
Mais sachez que nous vous sommes reconnaissants, reconnaissants de votre investissement et de votre passion.
En 2009, l’actualité sportive a été marquée par le bon comportement des équipes ébroïciennes, notamment les équipes féminines. Le titre de championne de France féminine de tennis de table en ProA a ainsi été décerné à l’Evreux Etudiant Cercle pour la saison 2008/2009. L’équipe féminine de Volley-Ball, l’Evreux Volley-Ball, a accédé en ligue A, le plus haut niveau de jeu professionnel.
Je salue également les ébroïciennes et les ébroïciens qui animent et s’investissent dans le domaine culturel. L’émancipation de l’individu, la découverte et les réalisations de ses potentialités, son accomplissement dans la création et le partage d’une passion : je devine la joie qui est la vôtre, le plaisir de cet engagement ! Là aussi, nous avons un devoir d’excellence. Beaucoup d’entre vous attendent ainsi avec impatience l’arrivée prochaine d’un nouveau directeur de l’action culturelle : très prochainement, je vous confirmerai son nom.
Je ne pourrai pas citer toutes les associations qui s’investissent dans le milieu de la culture, et pourtant, que votre action est primordiale ! Catherine Caillat, adjointe à l’épanouissement de la culture, que je remercie pour son investissement de qualité, le sait bien.
Sans vous, la découverte et les pratiques musicales ou théâtrales n’auraient pas la même vigueur.
Sans vous, les associations de ressortissants extracommunautaires n’auraient pas la même capacité à maintenir le lien avec le pays d’origine, entre les différentes générations, entre les différentes communautés. C’est le succès de telles associations qui justifie la loi de 1981, celle qui a autorisé les étrangers à se structurer en association !
Sans vous, des pratiques ancestrales, comme la pêche ou la chasse, ne pourraient se perpétuer.
Sans vous, membres des associations d’anciens combattants, la flamme des combats et le souvenir des douleurs n’auraient pas la même intensité.
Je salue aussi, bien entendu, celles et ceux qui s’investissent pour des causes de notre temps, que ce soit la promotion de la laïcité, la défense des droits de l’homme, la lutte contre l’exclusion, la reconnaissance du handicap, l’aide aux malades… Michèle Rive, mon adjointe aux solidarités, à l’action sociale et caritative, au CCAS et aux innovations pour l’insertion des publics en difficulté est consciente de l’apport qui est le vôtre ! Elle est aussi en première ligne sur ce front . Qu’elle en soit remerciée.
Et si j’ai oublié beaucoup d’entre vous, ne m’en voulez pas, car c’est aussi cela, le symbole de la diversité des associations ébroïciennes ! Le forum associatif, qui se concentre sur les activités de loisirs, sportives et culturelle, et qui a lieu le premier week-end de septembre, rencontre un succès toujours grandissant, et en est l’illustration.
Montée de la précarité, demandes d’asile de plus en plus nombreuses… Le contexte social a poussé l’association Aurore à créer, en 2007, une résidence immobilière à vocation sociale. Première du genre, cette structure, dirigée par Philippe Dandeville, est à la croisée d’un hôtel classique et du logement temporaire. Des contingents de chambres d’hôtel sont attribués par le préfet. D’autres sont réservées par l’organisme collecteur du 1% logement des entreprises de la région à des salariés en mobilité géographique ou au Grand Public. C’est une modus operandi original et efficace pour favoriser la mixité sociale et de venir en aide aux plus démunis.
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Les associations sont des alliés précieux pour les élus. Ce sont aussi des exemples d’ancrage dans le réel, de contact au plus près du terrain !
Les conseils de quartier jouent aussi ce rôle d’aiguillon. Ils obligent les élus à une constante remise en question, à une mise en perspective permanente au regard des attentes de la population.
Pour irriguer de la parole citoyenne la décision des élus, les conseils de quartiers sont un outil de qualité, appréciés des habitants et essentiels pour la vitalité de notre démocratie de proximité. Merci à Serge Le Bec, adjoint au Maire à la démocratie, à la participation des habitants et à la citoyenneté, de son action.
C’est ainsi avec chaleur que je salue ce matin les conseillers de quartier d’Evreux. Votre engagement vous honore et nous oblige.
C’est un enrichissement de tous les jours pour notre ville, pour le pacte citoyen que vous contribuez tellement à vivifier, à redéfinir, avec fougue parfois ! Mais aussi toujours avec passion. Puisse votre exemple être suivi par d’autres.
Ainsi, les analyses et les propositions issues des conseils de quartier sont prises en compte pour faire évoluer les dossiers. Je pense au projet de construction Eure habitat à Saint-Michel, au devenir des usines de Navarre, aux sujets de proximité proposés comme les illuminations de Noël, l’éclairage public, l’emplacement des bancs publics et des aires de jeux, la propreté, le fleurissement et tant d’autres projets.
La démocratie participative, c’est aussi une politique des petits pas qui traversent l’ensemble de notre action. Je pense ainsi aux marches de quartiers, aux ateliers participatifs, aux différentes réunions publiques organisées et aux permanences que de dynamiques agents de l’Agglomération organisent régulièrement à Nétreville, un quartier en pleine rénovation, et auquel, Thierry Desfresnes, mon adjoint, consacre beaucoup de son énergie.
Voilà notre méthode pour réaliser des projets qui soient réellement citoyens et qui répondent aux attentes des habitants ! Bien entendu, l’un des défis de la démocratie de proximité, c’est de faire connaître son action auprès de la population : souvent, je le sais, les conseillers de quartier regrettent un écho insuffisant de leur engagement. En février 2010, l’arrivée d’un directeur de la communication relayera avec plus de visibilité les propositions, les suggestions, les attentes des conseils de quartiers. Enrichie de cette réflexion menée par des citoyens au plus proches des réalités du terrain, les choix des élus gagneront en pertinence et en efficacité.
Et, avant de vous inviter à célébrer cette année autour du traditionnel verre de l’amitié, je vous renouvelle mes vœux les plus sincères de santé et de bonheur, à vous et à tous celles et ceux qui vous sont chers, sans oublier la réussite de vos projets personnels, professionnels, et bien évidemment associatifs !
Je vous remercie.
Le mardi 19 janvier à 15:46:15