VŒUX 2010 AUX INSTITUTIONNELS ET AUX ACTEURS ECONOMIQUES

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La plupart d’entre nous rassemblés ici, avait pu à l’occasion des cérémonies de vœux auxquelles vous avez été conviés en ce début d’année, mesurer l’inquiétude que traduisent les discours prononcés à ces occasions.

Elus en responsabilité, décideurs, nous ne pouvons en effet, passer sous silence, le bouleversement provoqué par l’ampleur et la tournure qu’ont prises en 2009 les crises économiques et leurs dures retombées sociales.

Nous, ici, ne sommes pas forcément les plus touchés à titre personnel, mais nous sommes en revanche ceux qui par nos fonctions et nos missions, devons inventer au quotidien les moyens de soulager les difficultés rencontrées par une part toujours plus grande de la population.

Le Président Jean Louis Destans évoquait dans son intervention à l’occasion de ses vœux, le poids sans cesse croissant que représentent les dépenses sociales du département. 

Les communes, au travers de leur CCAS mesurent bien la gravité de la situation.

Il faudrait faire preuve de cécité avancée pour ne pas admettre, en dehors de tout esprit partisan, qu’une situation sociale sans cesse dégradée, a des retentissements en chaîne sur les économies et les politiques publiques locales ; et que s’enclenche alors un cercle qui n’a rien de vertueux.

Privés de ressources satisfaisantes, et très souvent de perspectives d’emploi stable, une part grandissante de nos concitoyens a de plus en plus de mal à, selon l’expression populaire, « joindre les deux bouts ».

Ce n’est pas dresser un tableau abusivement noir de la situation actuelle, que de dire que le moment est grave. Perception partagée par une majorité de Français, un sondage de l’institut BVA paru il y a quelques jours, fait état de la profondeur du pessimisme des Français qui sont plus de 62 % à ne pas entrevoir de sortie de crise. Nous savons tous quelle incidence a le moral des ménages sur la reprise économique. 

Dans l’actualité d’un hiver qui s’est montré rigoureux, nous aurions tort de laisser échapper une information qui en dit long sur la dureté des temps : au mois de mars prochain, un million de demandeurs d’emplois indemnisés arriveront en fin de droits. Ils étaient 682 000 en 2008, 850 000 en 2009… 

Les personnes en recherche d’emploi qui poussent la porte de nos collectivités et de vos entreprises sont bien, elles, conscientes de cette gravité. Nous avons tous autour de nous ou près de nous, des enfants, des amis ou des proches, dont nous ressentons la vive inquiétude face aux incertitudes du lendemain. Comme vous, commerçants, chefs d’entreprises, pouvez également la ressentir. 

Aussi, il m’aurait paru en quelque sorte, indécent, de commencer mon intervention sans évoquer cette situation particulièrement préoccupante. Pour autant ce regard lucide est, loin s’en faut, celui du pessimisme ou pire encore, de l’inaction. Tout au contraire, je fais mienne l’affirmation du poète André Chénier, L’obstacle nous fait grand. 

Alors, sans avoir la prétention de vouloir faire en tout domaine de « grandes choses », car le quotidien contraint parfois à la modestie, nous remplissons résolument, mes équipes et moi-même, notre devoir d’élus avec une détermination inchangée.

Pour ne pas être soupçonné de faire « semblant de rien » c’est je crois, le moment d’ouvrir une parenthèse sur ce qui a marqué tout récemment la vie de notre équipe d’élus. 

Je ferais ce simple commentaire : n’est-ce pas dans les familles les plus unies que se nouent parfois quelques vives et bruyantes querelles ? Mais, n’est-ce pas aussi dans ces solides familles-là que l’on a le plus de chance de renouer avec le dialogue et de ressortir renforcé dans l’unité retrouvée ? Je reste persuadé que notre majorité appartient à cette catégorie de familles. Je ferme cette parenthèse.

Les capacités ne font pas défaut à notre équipe, elle l’a déjà prouvé, pour relever les nombreux défis que nous lance la poursuite de notre programme dans un contexte économique, politique et social peu propice.

Mais nous n’y parviendrions pas sans le soutien de nos partenaires que sont le département de l’Eure, la région Haute Normandie et l’Etat. Témoignage de l’intérêt porté à nos dossiers. Alain Le Vern était cette semaine à Evreux sur un sujet qui intéresse au plus au point notre territoire, l’amélioration de la desserte ferroviaire d’Evreux. Je me réjouis aussi du tout récent lancement de la construction de la Maison départementale des solidarités à Evreux, située à La Madeleine. Je n’oublie pas l’Etat, quand celui-ci joue pleinement son rôle auprès des collectivités territoriales et je vous remercie Madame la Préfète d’y contribuer. 

L’analyse de l’enquête de satisfaction conduite pour le Conseil général de l’Eure auprès de ses habitants, met en évidence le plébiscite des Eurois pour la qualité de vie dans leur département. Information pour le moins réjouissante et qui ne manque pas de rejaillir sur l’ensemble des acteurs économiques, associatifs et politiques qui font vivre ce département. 

Les habitants d’Evreux et son agglomération contribuent, je l’espère, à l’ampleur de ce score de 92 %. Si ce n’était pas le cas, ce serait vraiment le signe que nous avons raison de nous montrer si ambitieux pour le devenir du Grand Evreux. 

Nous avons en effet de hautes missions à remplir au sein du département de l’Eure et de la région Haute Normandie : celui de tenir notre rang de ville préfecture, d’en bouleverser l’image et la dynamique.

Tout ce que nous gagnons en notoriété, en qualité de vie, en dynamisme économique et social, culturel et sportif, bénéficie tout autant au département et à la région. 

Nous sommes bien placés pour savoir, qu’afin de remplir pleinement le rôle de capitale de l’Eure, Evreux se doit de conquérir bien des domaines d’excellence. 

A commencer par les indispensables équipements structurants, notamment sportifs et culturels sans lesquels toute politique en la matière ne pourrait avoir l’ampleur et l’efficacité attendues. 

J’ai d’ailleurs relevé dans la même enquête qualitative, qu’au regard de ses habitants, l’Eure pouvait encore gagner du terrain en terme de dynamisme de ses activités culturelles et sportives. Evreux saura grâce à notre politique territoriale, apporter une contribution non négligeable à la satisfaction de cette attente. 

Contribution de deux ordres, les deux étant étroitement liés : rattraper le retard en équipements structurants en matière sportive et culturelle et étoffer quantitativement et qualitativement l’offre. 

Les équipements existants, obsolètes et inadaptés, disqualifiant l’image de notre ville, ne correspondent plus à la dimension que nous ambitionnons de donner à nos politiques culturelles et sportives. Nous savons tous, et notamment en période de crise, l’importance que revêt pour la cohésion sociale, la qualité de ces politiques. 

En moins de deux ans,  avec le soutien indispensable du Conseil général, de la Région et de l’Etat, dans le cadre du présent contrat d’agglomération, nous avons mis sur les rails : 

-       le projet de construction d’une scène de musiques actuelles (SMAC) qui verra le jour en 2012. 

-        Nous avons débrouillé le dossier juridico administratif, particulièrement complexe (hérité de nos prédécesseurs) de la rénovation et de l’extension du théâtre d’Evreux, dont la livraison est programmée pour la fin du 1er trimestre 2011. 

-       Enfin, nous avons lancé la procédure pour la construction d’une salle des sports d’une capacité de 3 500 places. 

Nous conduisons à bon port, ce programme d’investissements lourds (d’un montant d’opérations avoisinant les 55 millions d’euros), auquel contribue largement le Grand Evreux Agglomération. Je remercie une nouvelle fois les élus de notre territoire pour leur adhésion à ces projets. 

Nous tenons nos engagements, malgré les incertaines et inquiétantes perspectives que font planer à très court terme les réformes gouvernementales sur les ressources des collectivités territoriales. Les risques encourus seront bien réels à très brève échéance, 2010 n’étant qu’une année de transition, encore financièrement indolore.

Nous maintenons cependant nos projets, non par entêtement, mais par conviction et nécessité. Même si nous devons en revoir entre-temps et collectivement, le calendrier de mise en œuvre. 

Evreux peut s’enorgueillir d’avoir sur son territoire des clubs sportifs de haut niveau, en basket, tennis de table, volley-ball soutenus par de nombreuses entreprises (et je les en remercie), et une Scène nationale qu’elle partage avec Louviers. 

Nous devons aux responsables de ces structures, ainsi qu’aux spectateurs, le juste retour de leur fidélité et de leur enthousiasme. 

Nous le devons aussi à toutes les associations utilisatrices, qui par leur dynamisme consolident le lien social dans nos quartiers et nos communes. 

Il est de notre devoir de donner enfin à la Scène nationale le lieu de l’expression de ses nouveaux projets. Ce n’est pas Franck Martin, mon collègue maire de Louviers qui me démentira. Comme il est aussi de notre devoir d’offrir à des clubs sportifs de qualité, la possibilité de se professionnaliser. 

Si nous nous dérobions, au-delà même de la déception prévisible de ceux qui attendent ces équipements depuis si longtemps, nous porterions la responsabilité de priver notre économie des investissements dont elle a besoin et des retombées qui sont toujours au rendez-vous des politiques sportives et culturelles dynamiques et inventives. 

L’effort d’investissement en équipements structurants n’est évidemment qu’un des aspects de notre stratégie de développement : le dynamisme économique et son corollaire, l’emploi, se trouvent au centre de nos préoccupations. 

Quand le baromètre Sofres sur les inquiétudes des Français en 2009, fait apparaître que la perspective d’être touchés par le chômage, concerne 70 % des Français, quelles que soient la tranche d’âge et la catégorie sociale, cela n’étonne évidemment personne. 

Aussi, il y a véritablement urgence à trouver les moyens de répondre, à notre échelle, à ce sentiment d’insécurité, expression qui prend là véritablement tout son sens. Cette urgence ne relève pas de l’obligation mais du devoir de responsabilité. 

Il est en effet de notre devoir d’inventer l’avenir de notre territoire. 

Evidemment pas question de partir seul à la recherche du Graal au risque de devoir, rapidement descendre de l’échelle !! 

Au-delà de la volonté politique, qui dans ce domaine, obtient aisément le consensus, nous rassemblons autour de nous des femmes et des hommes, qualifiés, dynamiques et d’expérience pour innover, tester, surprendre, provoquer même, pour avant tout : réussir. 

C’est le rôle assigné d’une part, à la direction de l’attractivité du territoire du Grand Evreux Agglomération qui a été renforcée, comme prévu, courant 2009 par l’arrivée de nouvelles compétences et qui compte à ses côtés sur le savoir faire d’Eure Expansion. Et d’autre part, au Conseil économique, social et d’environnement dont j’avais lancé l’idée lors des vœux 2009. 

L’année 2009 a permis d’approfondir la réflexion, l’idée s’est ancrée, a fait son chemin pour aboutir en 2010. 

J’en appelle à celles et ceux qui par leur connaissance des enjeux du territoire, leurs expériences professionnelles et associatives, leur envie de participer à des changements profonds et durables, ont le désir de se mobiliser autour de l’idée que le Grand Evreux Agglomération devienne, comme j’ai eu l’occasion de le dire, une référence en matière d’innovation territoriale. Oui, Mesdames, Messieurs, je l’affirme : pour former un territoire d’intelligences ! 

Lorsque je rends visite aux responsables d’entreprises comme j’ai plaisir à le faire régulièrement, j’ai bien la confirmation que je vais à la rencontre d’un territoire fourmillant d’intelligence. Il en va tout autant, lors des réunions de bassins de vie où je suis accueilli par mes collègues maires et leur population. 

C’est dans ce même esprit, que pour porter haut les couleurs de notre territoire, j’ai lancé dernièrement un appel aux personnes originaires du Grand Evreux qui, détentrices de parcours exemplaires et reconnus, peuvent en devenir les Ambassadeurs. Je leur demande, de transcender les options de chacun, pour s’associer à ce que j’appelle le patriotisme de territoire. 

Je n’hésite pas moi-même à en donner l’exemple en sollicitant les députés d’Evreux et le ministre Bruno Le Maire en leur demandant d’obtenir par exemple, le raccourcissement du calendrier de la mise en oeuvre de la déviation indispensable à la viabilité du nouvel hôpital de Cambolle, les moyens suffisants de son fonctionnement, l’augmentation des effectifs de la police nationale à Evreux et l’inscription de la ville au dispositif de police de proximité.

Le Grand Evreux dispose de femmes et d’hommes entrepreneurs et combatifs qui font le même constat de la capacité d’attraction de notre territoire. Et c’est particulièrement à ce moment charnière où se dessinent les perspectives du Grand Paris, que nous compterons, pour ne pas être le territoire oublié des grands bouleversements dont nous sommes géographiquement si proches. 

Les atouts de notre territoire sont bien connus : un positionnement géographique particulièrement valorisable, une main d’œuvre qualifiée, un enseignement supérieur développé qui accueille plus de 3 200 étudiants, une filière chimie biologie santé, e-commerce à forte valeur ajoutée, mais aussi, une diversité de population, partie intégrante de notre identité. 

Des axes de développement s’ouvrent, travaillés par la toute récente direction de l’attractivité du territoire en lien avec nos partenaires institutionnels et consulaires. 

Ainsi, le Grand Evreux Agglomération entreprend désormais : 

-       de soutenir et accompagner la création de nouvelles entreprises autour du pôle santé,

-       de renforcer les partenariats avec les pôles de compétitivité comme celui de la Cosmetic Valley afin d’anticiper les besoins des entreprises dans leur développement, leur croissance externe, leurs investissements dans des filières déjà bien présentes sur notre territoire. 

-       d’engager un partenariat inédit avec l’armée qui offrirait au territoire la possibilité d’utiliser la Base 105 pour la maintenance dédiée à des entreprises locales, la création d’entreprises impliquant des montages financiers armée/capitaux privés. 

-       d’ouvrir la perspective de la création d’un partenariat avec le Grand Paris et plus particulièrement avec la future «Syllicon Valley » à la française que deviendra sans aucun doute le pôle de Saclay. 

Là aussi, territoires d’intelligences, croisant la recherche et le développement avec les entreprises, les grandes écoles, les universités, les laboratoires pour l’invention des produits de demain. Nous avons toute notre place dans cette démarche, de par la qualité de notre territoire, du savoir faire de nos entreprises, de nos propres universités et écoles proposant des filières de plus en plus adaptées. Pour cela, il y a nécessité de nous mobiliser, et je compte sur l’investissement de tous les acteurs économiques pour nous accompagner dans cette démarche, pour que le Grand Evreux figure dans le futur tracé de la Ligne à Grande Vitesse (LGV), véritable cordon ombilical nous rattachant au Grand Paris. 

-       de renforcer l’attractivité du centre ville d’Evreux et celle des centres bourgs du Grand Evreux par l’élaboration d’un ambitieux schéma de développement commercial, car les cœurs de villes sont aussi au centre de notre projet de territoire. 

Toutes ces perspectives s’inscrivent et s’entendent bien sûr dans le cadre de la cohésion sociale et territoriale du Grand Evreux, principe qui fonde notre solidarité territoriale. 

2010, verra la consolidation de la politique territoriale de l’agglomération par la constitution du « Pôle Territoire et Commune » et la création d’un « Pôle de veille et prospectives », outils indispensables à l’émergence de projets de développement du territoire.  

Nous sommes en effet particulièrement attentifs au rééquilibrage ville/espace rural. Il n’y a pas de différence à nos yeux, et encore moins de hiérarchie, entre grands et petits territoires, mais un seul et même espace, celui du Grand Evreux. Que tous les maires ici présents, en soit assurés. 

Nous inscrivons aussi dans nos priorités, la montée en puissance de l’économie  sociale et solidaire. C’est pourquoi, l’agglomération accentue son soutien aux structures d’insertion par l’activité économique, inclut des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics,  promotionne les projets de pépinière solidaire et de services à la personne.

Je remercie à ce propos, l’investissement de Sophie Buquet Renollaud, vice présidente au développement économique, à l’emploi, à l’économie solidaire et adjointe à l’économie locale, au commerce et à l’artisanat. L’importance de sa délégation en dit long sur l’attention que nous portons à l’ensemble de ces secteurs d’activité. 

Les démarches partenariales ont été engagées avec les associations de commerçants pour le développement de l’attractivité commerciale. Les projets d’aménagement urbain, des abords de la cathédrale, en passant par l’urbanisation des trois importantes friches dont une en centre ville et le futur plan de déplacements urbains, sont autant de perspectives propres à accentuer le dynamisme commercial, couplé à une approche dynamique du développement des activités touristiques. 

Je n’élargis pas davantage le tour d’horizon de ces projets. Nous assumons toute la pertinence de notre stratégie d’aménagement du territoire au regard de ses besoins, en cohérence avec les politiques conduites par le département et la région et pour l’inscription obligatoire du Grand Evreux dans le développement du Grand Paris. 

2010, devra être aussi, celle où se concluent les dossiers de partenariat avec les services de l’Etat, comme ceux de la convention d’évaluation de la Zone Franche Urbaine (ZFU), l’évaluation de la Maison de l’Emploi et l’association indispensable du Grand Evreux à l’application des mesures de soutien à l’économie contenues dans la convention de revitalisation passée entre l’Etat et Glaxo, le lancement de l’étude du projet d’une école de la 2ème chance permettant aux jeunes sortis prématurément du cursus scolaire de renouer avec des perspectives d’avenir. 

Juste un dernier mot. Vous avez peut-être été étonnés de ne pas avoir reçu cette année, de traditionnelles cartes de vœux. L’explication est simple: au lendemain du sommet de Copenhague, j’ai choisi l’envoi de cartes de vœux numérisées en cohérence avec notre politique de développement durable qui passe aussi par la multiplication de ces gestes-là. 

Avant de partager ensemble, le pot de l’amitié, j’ai souhaité mettre à l’honneur la société Mat’Gic, créée en 2001 par Jean-Christophe Boulangue à qui je vais céder la parole pour présenter sa société. La société Fourche et Fourchette devait être aussi à l’honneur ce soir, et j’aurais eu plaisir à vous présenter ses dirigeants qui ont pris à bras le corps leur reconversion à la suite du plan social de Glaxo. Malheureusement, ils n’ont pu se libérer. 

Je vous présente en mon nom et celui de mes équipes, mes meilleurs vœux pour une année 2010 fructueuse et riche d’initiatives territoriales. 

Evreux modifie son image et renforce sa personnalité, pour en quelque sorte, gagner en « crédibilité ». Si le pari n’est pas encore gagné, au moins notre équipe a le mérite de l’avoir fermement et solidairement engagé. 

Comptez sur ma détermination qui reste entière, comme celles de mes équipes, pour continuer à tracer la voie. 

Je vous remercie. 

Michel CHAMPREDON